28/10/2008
Editorial N° 10-28
« Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence. »
Euripide, Fragments
Le silence de nos intellectuels est une honte pour eux, hormis leur propre renom et leur propre image
Un journaliste italien, Roberto Saviano, suite à la sortie de son livre « Gomorra » (« Gomorra. Dans l'empire de la camorra », (trad. de l'italien par Vincent Raynaud) Gallimard, Paris, 2007), est menacé de mort par les clans la Camorra . Il vit maintenant sous protection policière permanente. Il en est à vouloir partir à l'étranger pour survivre.
Hormis des prix nobel, dont Dario Fo, Günter Grass et Orhan Pamuk (littérature), Mikhaïl Gorbatchev et Desmond Tutu (paix) et Rita Levi-Montalcini (médecine), se sont mobilisés en faveur de Roberto Saviano, aucun nom de francais. Les Nobel demandent que "l'État fasse tous les efforts nécessaires pour le protéger et pour battre la Camorra". "Ce n'est pas seulement un problème de police", ajoutent-ils, "c'est un problème de démocratie. La liberté et la sécurité de Saviano nous concernent tous, en tant que citoyens."
Que font nos pourfendeurs de gloriole ? Rien. Ce n'est pas assez médiatique. Il n'y a pas assez de mort ou ce n'est pas assez loin de la France.
Et après ils s'offusquent que l'on puisse dire que la culture française disparaisse.
« L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. »
Jean-Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels.
09:53 Publié dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éditorial, intellectuel, culture, française, nobel, saviano.
17/10/2008
N° 0810-17
Encore une fois, allez-vous dire, nous allons pourfendre l'incohérence de nos édiles. Eh ! Oui ! Nous revenons après plusieurs jours de silence. Nous avons mis en application la phrase de Eurypide « Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence. », extraite de Fragments, pour illustrér notre silence.
Alors, aujourd'hui, nous sortons de notre silence.
« Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres. »
August Strindberg, La Danse de mort .
Aujourd'hui, avons-nous appris, c'est la journée mondiale contre la misère. Quel n'est pas été notre surprise c'est d'apprendre que la misère, n'est pas ce que nous pensions. La misère (Tradescantia fluminensis) n'est pas la plante que l'on rencontre quelque fois dans les maisons bourgeoises. Nous qui pensions que la misère, ce n'était que de la mise en scène dans des films à sensation, ou dans les mises en scène des journaux télévisés, pour nous divertir et nous amusés.
Quelle douche froide que de savoir qu'une fois par an, nous avons nos pauvres vont avoir le droit d'ouvrir leurs gueules pour nous dire qu'ils ont faim. Parce qu'il n'y a qu'eux qui ont faim, penser à tous ces boursicoteurs et PDG qui viennent perdre des millions en bourse. Vous vous rendez compte que ces gens n'ont plus le sou pour acheter leur caviar, champagne et foie gras quotidien !
C'est bizarre, nous croyais que la misère ne se trouvait que dans les pays en guerre ou dans les pays tenu par des dictateurs. Il y a près de chez nous des pauvres qui ne sortent qu'une fois par an ! C'est bizarre !!! Non !!!
A quand la capitale Européenne de la pauvreté, comme il y a une ou deux capitale Européenne de la culture ?
Enfin, nous avons appris, il va y avoir une taxe sur la récupération de l'eau de pluie, voila une nouvelle essentielle pour que les pauvres soient taxés. Mais après enquête Bercy, le ministère du budget, refuse de nous donner l'adresse du créateur, pour que l'on puisse lui demander son avis sur cette taxe.
« La satire contre les méchants n'a rien d'odieux ; elle est, aux yeux de tout homme sage, un hommage à la vertu. »
Aristophane, Les cavaliers.
12:27 Publié dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, éditorial, misère, pauvreté, taxe.
Misère
« Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres. » August Strindberg, La Danse de mort .
11:38 Publié dans Aphorisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aphorisme, misère, strindberg.
10/10/2008
N° 0810-09
« Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose. »
Jacques Brel, émission télévisée Jacques Brel parle.
Nous aussi, nous allons faire du « Brelisme ». Voilà trente ans que Jacques Brel est mort. Sans faire de la médiatisation people, c'est à l'auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur, que nous rendons Hommage.
N'oublions surtout pas qu'au début des années 70, Mort Shuman a écrit, dirigé et joué une comédie musicale autour de ses traductions des chansons de Brel, jouée à Brodway. Il l'a intitulée « Jacques Brel is Alive and Well and Living in Paris » (Traduction : Jacques Brel est Vivant et Bien et Vivant à Paris). Vous trouverez sur le site de Allmusic.com, une bonne critique (en anglais américain) sur le disque original, en cliquant sur le nom de la comédie musicale vous accéderez directement sur celle-ci, nous vous en donnons une traduction rapide :
Jacques Brel a occupé une position dans la musique populaire française grossièrement comparable avec celui de Bob Dylan aux États-Unis, écrivant et chantant les chansons personnelles, sérieuses de profondeur plus grande et l'individualité que la plupart de population À la différence de Dylan, cependant, la musique de Brel, tirant sur des styles de cabaret, avait un flair manifestement théâtral. L'Amérique en hiver 68 était bien prête pour un tel artiste et l'auteur-compositeur expérimenté Mort Shuman, associé à Éric Blau, a eu l'idée de traduire les chansons de Brel et de les présenter dans une comédie musicale. En utilisant seulement quatre interprètes (incluant Shuman), ils l'ont mis en scène dans une boite de nuit de Greenwich Village, dont la première a eu lieu le 22 janvier 1968. Après 1 847 représentation, cela était le troisième spectacle dans la durée dans l'histoire de Broadway. [...] La raison principale était ces chansons, qui ont exploré la splendeur et les humiliations d'amour, notamment « Mathilde » et « Madeleine » trompeusement joyeuse, le passage de temps « le Marathon » et « le Carrousel » et, à toute surtout, la mort « Ma Mort » et « le Tango d'Obsèques ». [...]
Voici la liste des chansons qui sont sur le disque :
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Marathon [Les Flamandes]
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Alone [Seul Sur Son Étoile]
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Madeleine
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I Loved [J'Aimais]
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Mathilde
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Bachelor's Dance [La Bourrée du Célibataire]
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Timid Frieda [Les Timides]
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My Death [La Mort d'Henry V]
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Jackie [La Chanson de Jacky]
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The Desperate Ones [Les Désespérés]
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Sons of... [Fils de...]
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Amsterdam
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The Bulls [Les Toros]
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Old Folks [Les Vieux]
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Marieke
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Brussels [Bruxelles]
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Fanette [La Fanette]
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Funeral Tango [Le Tango Funèbre]
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You're Not Alone [Jeff]
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Next [Au Suivant]
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Carousel [La Valse à Mille Temps]
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If We Only Have Love [Quand on a Que l'Amour]
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Middle Class [Les Bourgeois]
« Enfin, quoi, si j'avais du talent, je n'aurais tout de même pas fait des chansons »
Jacques Brel.
Talent.
Qu'est-ce que le talent, voici ce qu'en dit le Littré :
Aptitude distinguée, capacité, habileté donnée par la nature ou acquise par le travail.
Paul Valéry à écrit, dans Mélange, que « Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien. » , à ceci, François Coppée rajoute, dans Les vrais riches, « L'argent ne peut donner le talent, et parfois il peut empêcher d'y atteindre. ».
Notre société d'ultra-médiatisation, et surtout la télévision, avec ses programmes de télé réalité et surtout le publicités faites par les grandes compagnies de Disques, qui ne sont là pour nous faire croire que ce qui ce vend, dans les plus dans les plus bref délais, c'est du talent. Le talent n'est pas une marchandise, comme on veut bien nous le faire croire, c'est comme l'écrivait Jules Renard, dans son Journal, « Le talent, c'est comme l'argent : il n'est pas nécessaire d'en avoir pour en parler. ».
Pour terminer, nous citerons Georges Brassens, qui a écrit, dans la chanson Le Mauvais Sujet Repenti, « Sans technique, le talent n'est rien qu'une sale manie. ». Donc, Mesdames et Messieurs les pseudo-artistes et pseudo-intellectuels qui font de l'art une marchandise, êtes-vous sur que vous avez du talent ? Le seul talent que nous vous concédons, c'est de faire du mensonge et de l'argent facile une technicité abominable et surtout PRENDRE LES GENS POUR DES CONS.
« Le talent, c'est la hardiesse, l'esprit libre, les idées larges ».
Anton Tchekhov, Oncle Vania.
Fichier « EDVIRSP ».
Depuis le 10 juillet l'appel public à la signature a reçu :
plus de 208 000 signatures, dont 1 167 d'organisations, collectifs, partis et syndicats.
La lutte n'est pas terminé. Pour ne pas être fichés signez la pétition contre EDWIGE, cliquez sur l'icône :
Le 16 octobre manifestez devant chaque préfecture contre toute forme de fichage de la population.
(Source : Collectif « NON à EDWIGE »).
N'oubliez pas de soutenir le travail de « Reporters Sans Frontières » qui oeuvre pour la liberté de la presse.

06:10 Publié dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brassens, brel, éditorial, edvige, edvirsp, non à edvige, talent
09/10/2008
Brel, Jacques
Jacques Romain Georges Brel.
Naissance : 8 avril 1929, Schaerbeek, commune bruxelloise (Région de Bruxelles-Capitale).
Mort : 9 octobre 1978, Bobigny.
Entérré, au côté de Gauguin, Dans le cimetière du Calvaire d’Atuona, ile d’Hiva Oa, située dans les îles Marquises.
auteur-compositeur-interprète, acteur et réalisateur.
Désireux d'échapper à l'entreprise familiale de cartonnerie, Jacques Brel se veut chanteur et gagne Paris en 1953. Ses débuts sont plus que modestes, ses spectacles joués à la guitare, son attitude provinciale ne séduisent guère la capitale. Néanmoins, il persévère et s'entoure de fidèles compagnons (Pasquier, Rauber, Jouannest) qui l'aident à accoucher de son premier succès en 1956, « Quand on a que l'amour ». En 1959, le succès de l'album « La valse à mille temps » propulse Jacques Brel sur le devant de la scène. Il ne triomphe pas seulement à l'Olympia mais dans le monde entier. Les succès s'enchaînent (« Ne me quitte pas », « Les Bourgeois », « Les Vieux »). Parvenu au sommet en 1966, il décide de mettre un terme à sa carrière de chanteur et de se consacrer au cinéma. Il sera tour à tour réalisateur (« Frantz » en 1971) et acteur (« Les Risques du métier », « L' Emmerdeur »). En 1975, atteint d'un cancer, il part vivre loin... aux îles Marquises. En 1977, il enregistre un dernier disque, « Les marquises », qui sera un véritable événement. Il meurt quelques mois plus tard.
Oeuvres principales : Quelques chansons célèbres : Quand on n'a que l'amour - Ne me quitte pas - Amsterdam - La valse à mille temps - Madeleine - Les bourgeois - Vesoul - La chanson des vieux amants - Le plat pays - Les singes - Les vieux - Les Flamandes – Le Plat Pays – Filmographie : Les Risques du métier, André Cayatte (1968) - La Bande à Bonnot, Philippe Fourastié (1968) - Mon oncle Benjamin, Édouard Molinaro (1969) - Mont-Dragon, Jean Valère (1970) - Les Assassins de l'ordre, Marcel Carné (1971) - L'aventure c'est l'aventure, Claude Lelouch (1972) - Le Bar de la fourche, Alain Levent (1972) – L'Emmerdeur, Édouard Molinaro (1973) - Réalisateur : Franz , Jacques Brel (1971) - Le Far West (1973).
13:08 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : acteur, auteur, brel, compositeur, interprète, réalisateur.
Talent
« Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose. » Jacques Brel, émission télévisée Jacques Brel parle.
09:46 Publié dans Aphorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aphorisme, brel, talent.
08/10/2008
N° 0810-08
« Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter. »
Benjamin Jarnés, Biographie et roman.
En relisant un livre de Clémenceau « Discours de guerre », nous avons pensé à mettre à jour sa biographie. On peut ne pas aimer cet homme politique, mais il est indéniable que cet homme à laisser des traces l'histoire de France, tant en hmme politique, mais aussi en tant qu'homme de lettre et journaliste.
« Une anecdote nous en apprend plus sur un homme qu'un volume de biographie. »
William Ellery Channing, Thoreau.
Fichier « EDVIRSP ».
Depuis le 10 juillet l'appel public à la signature a reçu :
près de 208 000 signatures, dont 1 166 d'organisations, collectifs, partis et syndicats.
La lutte n'est pas terminé. Pour ne pas être fichés signez la pétition contre EDWIGE, cliquez sur l'icône : ![]()
Le 16 octobre manifestez devant chaque préfecture.
(Source : Collectif « NON à EDWIGE »).
N'oubliez pas de soutenir le travail de « Reporters Sans Frontières » qui oeuvre pour la liberté de la presse.

09:47 Publié dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clémenceau, éditorial, edvige, edvirsp, non à edvige.
Clémenceau, Georges
Naissance : 28 septembre 1841, à Mouilleron-en-Pareds, (Vendée).
Mort : 24 novembre 1929, à Paris.
Médecin, journaliste et homme politique français.
Médecin, c'est pourtant en tant que journaliste que Georges Clémenceau s'illustre d'abord, publiant le fameux « J'accuse » de Zola dans son quotidien « L' Aurore ».
En 1861, il fonde avec des camarades en décembre de cette année un hebdomadaire, « Le Travail ». Le 23 février 1862, il est arrêté par la police pour avoir apposé des affiches convoquant une manifestation. Il passe 77 jours dans la prison de Mazas. Il devient docteur en médecine le 13 mai 1865, avec une thèse intitulée « De la génération des éléments atomiques ». Le 25 juillet, il s’embarque pour l'Angleterre puis les États-Unis. Il trouve un poste d’enseignant dans un collège pour jeunes filles à Stamford où il donne des cours de français et d’équitation. Il s’éprend alors d’une de ses élèves, Mary Plummer, qu’il épouse le 20 juin 1869, dont il divorcera. Il revient le 26 juin 1869 et entreprend une carrière politique dans le camp des opposants à Napoléon III. Pendant la « journée du Quatre Septembre » 1870, Il prend une part active dans la manifestation réclamant la fin de l’Empire. Le nouveau gouvernement nomme des maires provisoires dans les différents arrondissements de Paris. Clémenceau est placé à la tête du XVIIIe arrondissement. Le 5 novembre, à la suite d’élections, il conserve son poste. Le 8 février, il est élu député de la Seine au sein de la nouvelle Assemblée nationale. Le 29 novembre 1875, il est élu président du Conseil municipal. Son élection, le 20 février 1876, comme député de Paris à la Chambre marque le véritable début de sa carrière. Ses premiers combats, développés durant ses premières années au Sénat, sont d’obtenir l’amnistie pour les « Communards », une révision de la Constitution rédigée par des républicains modérés et des monarchistes et la séparation de l’Église et de l’État. Pour asseoir encore davantage son influence politique, Clémenceau décide de fonder un journal, « La Justice » qui paraît pour la première fois le 13 janvier 1880. Clémenceau acquiert le surnom de « Tigre » pour sa férocité, animal qu'il disait ne pas aimer et une réputation de « tombeur de ministères » :
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En 1881, il obtient la démission de celui conduit par Jules Ferry.
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En 1882, il contribue également à la démission du ministère de Gambetta.
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En 1885, Jules Ferry est contraint à la démission après le résultat négatif des votes d’un budget pour les troupes françaises au Tonkin attaqué par l’armée chinoise.
En 1885, Georges Clémenceau est élu conjointement dans le Var et à Paris. Il choisit de devenir député du Var, département dont la population vote de plus en plus à gauche, dans la circonscription de Draguignan. L’échec électoral du 3 septembre 1893 force Clémenceau à se retirer un temps de la scène politique. Il se consacre dès lors davantage à l’écriture. C’est par l’intermédiaire de l’affaire Dreyfus que Clémenceau revient au premier plan. Clémenceau qui est entré comme rédacteur à « l’Aurore » en octobre 1897, n’est pas au départ convaincu de l’innocence de Dreyfus. C’est l’acquittement d’Esterhazy le 11 janvier 1898 qui déclenche la crise. Le 13 janvier, Zola publie un article en première page de « l’Aurore » auquel Clémenceau trouve un titre choc : « J'accuse… ! ». Il plaide ensuite dans le procès intenté à Zola et au journal. Fin janvier 1901, Clémenceau quitte l’Aurore suite à des mésententes avec d’autres journalistes. Il crée alors un nouvel hebdomadaire, « Le Bloc », il paraît jusqu’au 15 mars 1902. Le 4 avril 1902, il est élu triomphalement. Il est un ardent défenseur de la loi de séparation des Églises et de l'État. En mars 1906, il occupe alors la fonction de ministre de l’Intérieur. Il accède le 25 octobre 1906 à la présidence du Conseil. Il soutient parallèlement la fondation de la police scientifique par Alphonse Bertillon et des Brigades du Tigre par Célestin Hennion. Le 20 juillet 1909, Clémenceau démissionne. Les années 1909-1912, il consacre son temps à des voyages, à des conférences, mais aussi à sa convalescence car, malade de la prostate, il subit en 1912 une douloureuse opération. Le 6 mai 1913 paraît le premier numéro de « L’Homme libre », journal parisien.
Pendant la Première Guerre mondiale, son journal est l’un des premiers à connaître la censure du gouvernement, exilé à Bordeaux. Il voit son article, dénonçant, à partir d’un fait divers, les insuffisances du service sanitaire aux armées, censuré par le gouvernement. Le journal est suspendu du 29 septembre au 7 octobre. Il change alors le titre de son quotidien en « L’Homme enchaîné ». Pendant les années qui suivent, Clémenceau s’emploie à critiquer l’inefficacité du gouvernement et l'insuffisance des informations qu’il transmet, mais aussi à défendre l’importance du patriotisme et de l’union face au danger. Il fait aussi plusieurs visites sur le front en tant que président de la commission de l’Armée au Sénat. « L'homme enchaîné » garde son nom jusqu’à l’accession de Clémenceau à la Présidence du Conseil, le 16 novembre 1917. Clémenceau devient ainsi à soixante-seize ans président du Conseil pour la deuxième fois, mais aussi ministre de la Guerre, ministère qu’il a tenu à garder pour lui seul.
Oeuvres principales : La mêlée sociale, (Eugène Fasquelle, Au Fil des Jours, (Eugène Fasquelle), Au soir de la pensée, (Plon, 1927), Grandeurs et Misères d'une victoire, (Plon, 1930), Pour la Patrie, 1914-1918, pages extraites des articles et des discours de Georges Clémenceau, (Plon, 1934), Discours de guerre, (Plon, 1934), Discours de paix, (Plon, 1938), L'Iniquité, (premier des 7 tomes de ses écrits journalistiques, réédition de la publication de 1899-1906 établie par Michel Drouin, Mémoire du Livre, 2001).
09:20 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clémenceau, journaliste, médecin, politique.
Vie
« Quand on a l'honneur d'être vivant, on s'exprime ! » Georges Clémenceau, Phrase qu'il aurait proférée à un jeune collaborateur pétrifié et muet dans son bureau.
08:25 Publié dans Aphorisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aphorisme, clémenceau, expression, vie.
Démocratie
« La démocratie, c'est le pouvoir pour les poux de manger les lions. » Georges Clémenceau.
07:54 Publié dans Aphorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aphorisme, clémenceau, démocratie.





