10/07/2008

Participation (2), ou l'illusion participative

L'Opinion Publique est-elle un outil de gouvernance ?

Les exemples de l'utilisation de l'opinion publique comme outil ou de support de gouvernance sont que peu de fois montré en exemple. Ils ne sont utilsés ou montrés en exemple que par rapport à un moment donné ou pour illustré une épisode historique, sociologique et/ou politique. L'exemple le plus flagrant est le fameux référendum sur la régionalisation lancé par le Général de Gaulle en 1969, ou la proposition complémentaire était « si vous votez Non, je quitte mes fonctions de Président ». Mais était-ce vraiment un outil de gouvernance ?

Mais revenons aux derniers évènement qui ont fait pousser des hauts cris dans le Landerneau médiatico-politique en France et en Europe. A la suite du refus référendaire Irlandais au traité de Lisbonne, nous avons pu voir surgir sur le devant de la scène quelques caciques, tenant du « OUI », et d'autres du  « NON », soit pour expliquer que les irlandais n'étaient pas reconnaissant de la manne européenne qui leur a permis de devenir l'Edorado Européen, soit pour nous assener des contre-verités sur l'Europe. Suite à ce « NON », quelques dirigeants sont montés au créneau pour brandir leur décision autocratique comme menace de non ratification ou de mettre en avant qu'ils ferait appel au référendium pour faire de la non-ratification.

Comment peut-on croire que le fait de donner la possibilité d'une démocratie participative aux décisions politiques puisse être un mode de politique participative sans donner une information juste et/ou au plus proche de la vérité, si nos élus et politiques sont prêts à laisser un peu de leur pouvoir ?

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